Mère Ubu
À ta place, ce cul, je voudrais l’installer sur un trône. Tu pourrais augmenter
indéfiniment tes richesses, manger fort souvent de l’andouille et
rouler carrosse par les rues.
Père Ubu
Si j’étais roi, je me ferais construire une grande capeline comme celle
que j’avais en Aragon et que ces gredins d’Espagnols m’ont impudemment
volée.
Mère Ubu
Tu pourrais aussi te procurer un parapluie et un grand caban qui te
tomberait sur les talons.
Père Ubu
Ah ! je cède à la tentation. Bougre de merdre, merdre de bougre, si jamais
je le rencontre au coin d’un bois, il passera un mauvais quart d’heure.
Mère Ubu
Ah ! bien, Père Ubu, te voilà devenu un véritable homme.
Père Ubu
Oh non ! moi, capitaine de dragons, massacrer le roi de Pologne ! plutôt
mourir !