Par une froide soirée de mars 1868, le baron Ulric de Gardailles revint d’un long voyage fait en Espagne et en Italie.
C’était un jeune homme de vingt-sept à vingt-huit ans ; le trait dominant de sa physionomie était une grande expression de bonté.
M. de Gardailles avait pour tout patrimoine une vingtaine de mille livres de rentes : il soutenait pourtant avec dignité l’éclat de son nom et, malgré la faiblesse de ce revenu, une misère, à soulager ne l’avait jamais trouvé sourd ; on citait de lui plus d’une action frappée au coin d’une générosité relativement princière.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.